Simon, loin des merveillesLe grand David a affiché son pire visage pour la première de la SIG cette saison. Plombée par une raquette abandonnée, l'équipe strasbourgeoise a été dans l'impossibilité de rivaliser sur la durée avec une grosse armada de la Pro A.
Nancy n'a pas bien joué, mais Nancy a gagné, samedi, au Rhenus, en s'appuyant sur ses grognards. Le trio composé d'Akingbala, Cox et Greer, Ricardo, le vrai, celui qui compte, a contribué aux trois quarts de l'évaluation nancéienne. Et il a longtemps été question d'expérience dans les couloirs du Rhenus après la rencontre.
« On a vu que nos nouveaux joueurs souffrent, considère Jean-Luc Monschau, l'entraîneur du SLUC. On a terminé avec des gars qui se connaissaient. Au début, on a été en difficulté. On a corrigé le tir. Dans ces cas-là, mieux vaut faire confiance aux anciens. »
Sans solution en fin de match La SIG, elle, a mal terminé. Victime de deux énormes « trous noirs » pour reprendre l'expression de son coach, l'équipe strasbourgeoise a été sans solution dans le 4e quart temps, quand tout s'est joué puisque ses dix points d'avance de la 33e minute (59-49) ne pouvaient être assez.
« On a joué un groupe plein d'expérience, a regretté Tremmel Darden, pas inintéressant, mais qui aurait été plus convaincant avec une attitude défensive digne de ce nom. On a eu des opportunités de l'emporter, mais moi comme les autres, on n'a pas fait les bons choix. »
Sans scorer pendant plus de six minutes dans le dernier quart temps, la SIG se voyait sanctionner par une défaite pas complètement imméritée.
Au-delà d'un déchet susceptible d'être corrigé à force de s'entraîner, il reste l'énorme énigme qui n'en finit pas de durer. Ayant rempilé à l'intersaison, David Simon constitue la poutre angulaire du système intérieur strasbourgeois.
Le plus grand et le plus athlétique des homme de Sarre a, une nouvelle fois, déçu. Deux points en 29 minutes relèvent du désastre quand on sait que le joueur s'illustre plus par son adresse que par sa capacité à défendre l'accès de son panier.
Le coach strasbourgeois n'a pas nié la lacune qui, au final, a fait flancher.
S'acheter une panoplie de Goliath « Dans le rapport de forces, pour garder de l'oxygène, il fallait rentrer les tirs ouverts, considère le technicien, parce que d'un autre côté, on n'avait pas de fixation intérieure. On n'amène pas le ballon au poste bas, alors que c'était impératif pour ne pas reculer dans les cinq dernières minutes. »
Pas plus dans le « money time » que précédemment, la SIG n'a donc pu compter sur un intérieur dissuasif.
L'aura-t-elle un jour ? Avec Akingbala, Ricardo Greer, voire Slaughter, la maison nancéienne est bien pourvue en termes de costauds et la SIG ne se coltinera pas pareils bestiaux toutes les semaines.
Mais pour ne pas retrouver son équipe reléguée dans un exercice quelconque, David devra assurément s'acheter une panoplie de Goliath.
Fr.N.
Édition du Lun 12 oct. 2009 DNA




Brinquebalé dans la raquette, ici par Marcus Slaughter, sous les yeux de son coéquipier Sacha Giffa qui filoche avec Jeff Greer, David Simon a déçu samedi. (Photo DNA - Cédric Joubert)